Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

La Lune de Jupiter

Un jeune migrant se fait tirer dessus alors qu'il traverse illégalement la frontière. Sous le coup de sa blessure, Aryan découvre qu'il a maintenant le pouvoir de léviter. Jeté dans un camp de réfugiés, il s'en échappe avec l'aide du Dr Stern qui nourrit le projet d'exploiter son extraordinaire secret. Les deux hommes prennent la fuite en quête d'argent et de sécurité, poursuivis par le directeur du camp. Fasciné par l'incroyable don d'Aryan, Stern décide de tout miser sur un monde où les miracles s'achètent.
De Kornél Mundruczó, avec Merab Ninidze, Zsombor Jéger, György Cserhalmi…
Hongrie, Allemagne – Drame – 2h03 – 2017 – VOSTF
L’ensemble des sujets du film, riches, traités avec beaucoup de sensibilité, englobant un delta assez large d’interprétations, est le produit d’un cinéaste et d’une scénariste hors pair (Kata Wéber, fidèle à Mundruczó) soutenus par la virtuosité d’images très impressionnantes. La pellicule 35mm est assimilée à la célérité d’effets spéciaux abondants mais parfaitement dosés, une qualité qui accentue parfaitement la crédibilité de l’histoire. Certains plans sont la démonstration que l’ensemble des prouesses techniques du moment répondent merveilleusement – surtout pour le don de voler – à cette notion convoitée de « rêve éveillé ». Enfin, ce serait un tort de minorer la puissance évocatrice de la partition musicale sombre et pénétrante du compositeur Jed Kurzel (Macbeth, Alien Covenant, Assassin’s Creed) tant elle parachève l’harmonie générale de La Lune de Jupiter, dont l’horizon funèbre, tendu, liturgique, surnaturel résulte d’une très grande réussite de mise en scène.