Ciné 220 - Brétigny-sur-Orge

Bienvenue au Ciné220

Ciné 220 - Brétigny sur Orge

Le Ciné220, c'est un cinéma municipal qui vous accueille tous les jours, au coeur du centre-ville de Brétigny-sur-Orge.

De nombreuses œuvres cinématographiques y sont proposées : films d'auteurs, actuels, populaires, classiques... régulièrement accompagnés de rencontres, débats ou animations.

Il y en a pour tous les goûts et tous les âges !

Consultez le programme du mois en cours ici.

 

 

 coeurCoups de coeur du mois :

Ciné 220 - 91


Le Client

Nous trois ou rien

Sing Street

Le Voyage au Groënland

 
 

 picto camera 200 Quelques films à l'affiche cette semaine

  • Demain

    Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…
    De Cyril Dion & Mélanie Laurent
    France – Documentaire – 1h58 – 2015
    Le film débute avec un constat pourtant accablant : Une civilisation en proie à une extinction quasi inéluctable, si le mode de vie que nous menons aujourd’hui, continuait à ce rythme effréné, incontrôlable et inconscient - rendant nos écosystèmes exsangues. Confronté à cet avenir, la jeune maman qu’est Mélanie Laurent, narre le récit de sa démarche en ayant un regard à la fois interrogateur sur ce qui se passe sur notre planète, serein sur les solutions possibles et attendrissant sur les rencontres qui ponctuent l’aventure d'une équipe de trentenaires composée de Cyril, Mélanie, Alexandre et Laurent. Un film qui donne le sourire par son ton amical et amoureux d’une société plus équitable et respectueuse de la diversité, mais qui laisse une impression grave tant les constats sont sérieux et dignes d’y porter un intérêt pour relever les défis de demain.
    Bien loin du scénario catastrophe, dynamique de bons nombres de documentaires auxquels nous sommes habitués, Demain évoque l’avenir autrement. En effet, Demain est le mise en pellicule du pari fou (mais pas tant à y regarder de plus près) d'imaginer la société en présentant les alternatives déjà existantes pour alimenter cet avenir et les mettre en œuvre dans nos habitudes quotidiennes - certaines accessibles au citoyen isolé et d’autres concrétisables par la mise en commun des savoirs présents en chacun de nous.

     

     

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  • Réparer les vivants

    Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…
    De Katell Quillévéré avec Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner…
    France – Drame – 1h43 – 2016
    Sous titrage malentendant (sur demande à la caisse du cinéma)
    Cela commence dans la nuit, un ado qui sort de sa chambre par la fenêtre, enchaîne par un saut sur son vélo, se lance dans une course avec un skate jusqu’à la mer, l’aube grise prend le temps d’apparaître parallèlement aux garçons qui dévalent chacun sur leur monture, et dès les premiers plans, on voit que Katell Quillévéré a une maîtrise exceptionnelle pour filmer le mouvement et l’énergie, le temps qui file et la physique des corps, la jeunesse aussi, qui ne ressemble en rien à une publicité pour le chewing-gum et qui pour autant est belle. Cela se poursuit dans des vagues, ciel bas et gris, caméra immergée dans l’eau qui saisit parfois le ciel comme on se gorge d’air après une plongée en apnée. Ralenti léger.
    Ce qui ne cesse de surprendre, c’est la manière dont la cinéaste, qui signe ici son troisième long métrage après Un poison violent et Suzanne, capte la sensation d’immobilité que les surfeurs ont de la vague, avant de se glisser dans le «tube», ce rouleau fermé à la manière d’un tuyau. Sensation qu’on ignore mais qui nous fait vivre. La vague comme un taureau à apprivoiser. Scène angoissante pour le spectateur qui redoute l’accident mortel, oubliant de fait, si jamais il a lu Réparer les vivants, le magnifique livre de Maylis de Kerangal dont le film est adapté, qu’il aura lieu plus tard, et cependant moment de plaisir intense pour la bande d’ados de 17 ans. Ils sont sur la route du retour face aux éoliennes. Ils s’endorment doucement, tête sur l’épaule du voisin. C’est l’image mentale du conducteur que choisit de filmer la cinéaste, quand l’asphalte se confond avec des vaguelettes, quand les champs aux alentours se recouvrent d’eau, quand les éoliennes se font étranges phares. L’accident est éclipsé, pas son vacarme. Dix minutes du film se sont écoulées depuis son générique. Un temps souple, quasiment sans dialogues. Dix minutes, on aurait parié sur vingt, tant c’est la séquence qu’on préfère du film. Un instant suffit pour passer du monde des heureux aux damnés, et pour entrer dans le réel le plus contraignant. La mort ne transige pas. Et là, il faut parler.
    Le décès d’un ado est toujours une énigme. Sans fin, on y revient. Ecrire Réparer les vivants, faire disparaître son héros dès les premières pages, captiver avec le consentement des parents au don d’organes, leur lente tribulation, et le trajet du cœur de Simon dans celui de Claire, traductrice de 50 ans tenait de la gageure, et c’est rien de dire que le succès rapide et gigantesque du roman fut imprévisible. Filmer cette histoire, qui est avant tout celle d’une greffe, avec deux opérations à cœur ouvert, ce cœur qui bat et qu’on voit battre un moment tout seul, sans qu’il ne soit relié à un humain est également un exploit que la cinéaste accomplit différemment. Là où le dessin géométrique du livre de Maylis de Kerangal tient de la ligne, de la trajectoire, la réalisatrice opte pour une structure circulaire où la receveuse du cœur jouée par Anne Dorval prend de l’épaisseur. C’est moins la vie qui gagne du terrain qu’une bouture du roman qui se développe et permet au film de s’extraire du centre hospitalier. Celle qui naît (ou renaît) n’est pas un nourrisson, mais une femme, pourvue de deux grands fils, comme Simon dans la zone parfois dangereuse de la post-adolescence, dotée de sentiments, de fatigue, et d’un amour secret, une pianiste de concert (Alice Taglioni pour la première fois austère). Dès lors, se pose la question de l’adaptabilité du spectateur. Pouvons-nous vraiment décoller de Simon, du drame de ses parents, Marianne (Emmanuelle Seigner, splendide même quand elle est amochée) et Vincent (Kool Shen), pour nous recentrer sur Claire, elle aussi en danger de mort ? Cette rivalité impossible des enjeux est le défi du film, que Katell Quillévéré relève grâce à ses interprètes, Anne Dorval évidemment, méconnaissable pour qui l’a découverte dans les films de Xavier Dolan, mais aussi la toujours géniale Dominique Blanc dans le rôle de la chirurgienne.
    Il y a aussi la lumière du film, ce goût de la cinéaste pour l’aurore et le crépuscule, les vues de la ville derrière les vitres, cette plongée en aquarium pour ceux qui les regardent pendant des nuits blanchies par le travail ou le chagrin. Katell Quillévéré prend du champ, elle bascule de l’infiniment petit à la foule et réciproquement. Virtuose, la cinéaste l’est comme son personnage de concertiste, notamment quand elle filme les deux opérations du cœur, l’extraction et la greffe, et ce, sans lasser ni horrifier les spectateurs que la vue des organes palpitants peut faire défaillir. Là encore, comme dans la séquence de surf, la communication est essentiellement non verbale. Les acteurs (Tahar Rahim, puis Dominique Blanc et Alice de Lencquesaing) n’ont que leurs yeux pour dire leur angoisse et la réussite finale. Lumière éclatante sur les paupières closes d’Anne Dorval, sur ses yeux qui bougent sous la fine membrane, puis qui s’ouvrent enfin sur Five Years de David Bowie, hymne à la renaissance autant qu’à l’éternel retour.

     

     

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  • Alliés

    Casablanca 1942. Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque.
    Réunis quelques mois plus tard à Londres, leur relation est mise en péril par des tensions liées à la guerre.
    De Robert Zemeckis avec Brad Pitt, Marion Cotillard…
    USA – Thriller – 2h – 2016 – VOSTF/VF

    Le film n’est pas sans défauts, et ses détracteurs ne se priveront pas de moquer l’accent en béton armé de Brad Pitt, dont on veut nous faire croire qu’il parle français presque comme un Parisien. Mais cela n’ôte rien à l’intelligence d’une mise en scène qui, en déchaînant un tourbillon mélodramatique violent dans un contexte tout en toc, réussit miraculeusement à émouvoir.

     

     

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  • Vaiana, la légende du bout du monde

    C’est depuis les îles océaniennes du Pacifique Sud que la jeune Vaiana, en navigatrice émérite, décide d’entamer ses recherches pour retrouver une île aussi mystérieuse que fabuleuse. Au cours de cette traversée au long cours, elle va faire équipe avec son idole, le légendaire demi-dieu Maui, qui l’aidera à sillonner les océans et à accomplir un voyage épique empli d’énormes créatures marines, de mondes sous-marins à couper le souffle mais aussi de traditions fort anciennes…
    De John Musker, Ron Clements
    USA – Animation – 1h43 – 2016 – VF
    A partir de 5 ans
    A l’orée de l’hiver, le dernier né des studios Disney promet des rythmes chaloupés et les rayons de soleil de l’Océan Pacifique pour nous réchauffer ! Côté animation, les images fluides des eaux cristallines et l’arrondi des personnages portent la marque de l’un des grands duos du studio, Ron Clements et John Musker, auteurs de « La Petite Sirène », «Hercule » ou « La Princesse et la Grenouille ». Et cerise sur le gâteau, ce palpitant récit d’aventures met à l’honneur une héroïne, une jeune fille intrépide sur qui repose la survie de son peuple…

     

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